[Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

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[Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

Message par Invité le Dim 12 Juin - 21:14

Bonsoir à tous !

Vous l'attendiez tous avec impatience... Le voici ! Le petit Roleplay de Ghb !

J'ai décidé de raconter l'histoire d'un pandawa et de sa femme, une xélorette, vivant tous deux à Otomaï. L'histoire se déroulera en vingt-quatre chapitres, j'essayerai d'en faire un tous les deux ou trois jours. Je tente aussi de faire quelques notes d'humour, des passages qui font sourire. J'ai déjà un scénario en tête. J'espère que ça vous plaira, n'hésitez pas à me dire ce qu'il faut que j'améliore !

Je n'ai pas de vocation pour le RP, mais j'ai beaucoup d'imagination et des bonnes notes en dissertations ! (t'as vu, ça rime Razz)





Le 28 fraouctor de l'an 624

L'orage grondait au loin. La pluie s'abbatait avec violence sur la paille d'une humble demeure de l'ile du célèbre alchimiste Otomaï. Le pandawa regardait ce paysage apocalyptique à travers l'unique fenêtre de la petite maison. Il méditait.

Une voix le sortit de sa torpeur. Il ne parvient pas à comprendre le sens des mots, mais il savait que c'était sa femme, une belle disciple du dieu Xélor, qui lui parlait. Il posa son bâton au sol, et comme par instinct, enlaça sa femme avec tant d'amour et de tendresse qu'un pauvre Kilibriss aurait pu en pleurer. La femme, prise de surprise et de plaisir, dit :

- Eh bien, si c'est le fait de manger qui t'excite à ce point, je vais presque prendre du plaisir à cuisiner! Gardes-en un peu pour cette nuit, petit coquin !
- Tu verras après souper que mes ardeurs sont infinies! D'ailleurs, qu'est ce qu'on mange ?

La xélorette, toujours dans les bras amoureux de son mari, montra du doigt la petite table, sur laquelle était posée une cruche en ivoire dont il ne pouvait pas voir le contenu d'où il était situé, ainsi que des pinces de Crustorail. Il s'avança vers la petite table et sourit :

- Oh ! Je vois que je suis chanceux ce soir ! J'ai une belle petite femme, des pinces des crustorail et un bon verre d'...

Son sourire s'évanouit quand il observa le contenu de la cruche. Sa femme s'approcha de lui, et dit :

- Tu sais bien que j'ai horreur de te voir boire!

Le pandawa se força à sourire, et dit :

- Finalement, je crois que nous avons plus urgent à règler que cette affaire de dîner !

Et il prit sa femme dans ses bras, et l'emmena dans leur petite chambre sous les rires amusés de la xélorette.


Le lendemain matin, l'orage s'estompa, et à sa place le Pandawa fut ravi de voir quelques rayons de soleil. Sa femme, qui n'était pas du matin, arriva en peignoir derrière lui, en se frottant les yeux et en s'étirant.

- Ah ! Enfin, il fait beau ! J'en déduis qu'Otomaï a fini de faire mumuse avec ses sales bêtes ? demanda-elle en bâillant
- Les tourbassingues ne sont pas dangereux, dit-il en observant le soleil. Ce qui m'inquiète plus, c'est ce beau temps. Otomaï m'avait clairement dit que ces expériences provoqueraient des orages et des intempéries pendant quelques semaines. Or, il n'a commencé qu'hier. J'ai peur que quelque malheur lui soit arrivé.
- Chéri ! A peine levé, tu te fais déjà des films ! Viens donc te recoucher avec moi, mmh?

Le pandawa la regarda, d'un oeil sévère. Mais la xélorette fit tomber son peignoir à ses pieds, pour dévoiler son corps nu. Ce fut le meilleur argument qu'elle avait, et cela suffit pour rallumer la libido conséquente du Pandawa! Il l'a repris dans ses bras, et l'amena dans sa chambre, en murmurant :

- C'est fou, cette impression de déjà-vu !


Plus tard, dans l'après-midi, le soleil était à son zénith. Il faisait beau et chaud, tandis qu'Otomaï avait prédit un temps froid et humide. Le pandawa déclara :

- Il faut que j'aille voir Otomaï. Ce n'est pas normal; je mangerai plus tard.
- Mais enfin, répliqua sa femme, tu n'as déjà rien mangé hier soir !

Mais le pandawa ramassa son bâton, et courut vers la demeure d'Otomaï. Il n'habitait pas loin, car Otomaï vivait aussi dans l'arbre Hakam. Il n'avait que quelques branches à escalader.

Quand il entra dans la hutte d'Otomaï, il fut horrifié d'apprendre que l'alchimiste le plus compétent du monde avait disparu. Les aquariums, qui contenaient les Tourbassingues, avaient été vidés. Il n'y avait plus aucun matériel d'alchimie, pas même la plus petite fiole. Que s'était-il passé ?


Dernière édition par Ghb le Lun 13 Juin - 20:50, édité 1 fois

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Re: [Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

Message par Invité le Lun 13 Juin - 20:49

Eh bien voilà, le chapitre 2, qui précise un peu plus la situation. Je demanderai une partie pour commenter mon RP et une partie pour le commentez, histoire de ne pas saccader l'histoire Wink! Bonne lecture !



Inquiet pour son maître, le Pandawa explora de fond en comble la maison d'Otomaï. Il n'y avait aucune trace de lutte, aucune trace de sang. En revanche, il y avait plusieurs fioles qui avaient été vidées dans le laboratoire. Un parchemin était posé, dont la moitié avait été déchiré. Il semblait plus fragile qu'une toile d'araignée. Le pandawa commença à lire:


Tout le monde connaît sans doute son mythe; c'est le monstre le plus puissant et le plus autonome qu'il soit. A bien des égards, cette créature parait effrayante. Et je peux affirmer, après de maintes recherche et avec certitude que c'est une peur rationnelle. J'ai toujours soutenu que chaque créature avait une part de Bien et une part de Mal; mais pour celle-ci, la seule part qu'elle a est celle du Mal.

On ne juge pas une créature sur son aspect ou l'endroit où elle réside; certaines créatures vivent dans des endroits peu recommandables, mais elles ont une conscience et de la bonté.

J'ai étudié le passé de cette créature, et je vois à peu près son avenir : elle ne cesse de s'accroître. Bientôt, le ...



Le texte s'arrêtait là. Le pandawa réfléchissait intensément; peut-être que c'était cette créature qui l'avait enlevé! Mais d'ailleurs, de quelle créature parlait-il ? Il relut le texte; nulle part le texte mentionnait le nom du monstre, ni son lieu. Le pandawa mit le parchemin dans sa poche et poursuivit ses recherches.

Malheureusement, la maison d'Otomaï n'avait rien d'autre qui pouvait guider le Pandawa sur une piste. Il se décida à rentrer chez lui, et à en discuter avec sa femme.

Il sortit de la demeure, descendit quelques branches. Et après avoir écarté une meupette bondissante de son chemin, il fut interloqué.

Sa maison brûlait. La paille qui abritait le Pandawa et sa petite femme était incendié, les murs tombaient; une énorme fumée noire s'élevait dans le ciel. Aussitôt, il fit apparaître une vague et aspergea la maison. Et, les larmes aux yeux, il resta planté comme un abrakleur à regarder son enfance et sa vie partir en fumée.

Il s'inquiéta pour sa femme, et se précipita vers n'intérieur : contrairement à la maison d'Otomaï, il y avait des traces de lutte. Sa femme connaissait très bien les pratiques des Xélors; elle était doué. Elle avait un marteau sculpté dans un bec d'un Kido, qu'elle avait surnommé le "Kidorteau", qu'elle maniait avec force et précision. Mais il semblait que le camp adverse fut encore plus fort. Sa femme avait disparu, sa maison était partie en fumée, son maître alchimiste avait peut-être été enlevé par une chose monstrueuse; il ne savait que faire.

Il ferma les yeux; à peine eut-il commencer à réfléchir qu'il reçut un violent coup sur la tête. Il s'évanouit.


Quand il se réveilla, il était dans la coque d'un bateau. Deux gardes se tenait devant la porte qui menait sur le pont. Il essaya de bouger, mais il était enchaîner. Il bougeait intensément, mais les chaînes qui le retenait prisonnier était trop solides. Il regardait autour de lui; il avait besoin de son bâton pour exercer ses pouvoirs; ensuite, il pourrait enflammer la chaîne, tuer les deux gardes et repartir à la nage. Mais son bâton était dans les mains d'un homme, qui le regardait.

- Où suis-je ? cria-t-il. Qu'allez vous faire de moi ? Laissez moi retourner sur l'île ! Je vous préviens, sinon...
- Sinon quoi ? lui demanda l'homme qui tenait son bâton. Tu as été arrêté pour la création d'espèces animales illégales. Tu encourages des rumeurs terrifiantes.
- Mais de quoi parlez vous ? rugit le pandawa. C'est vous qui avez incendié ma maison et enlevé ma femme ainsi que mon maître ?
- Nous n'avons nullement incendié ta maison ni enlevé ta femme, ce n'est pas dans nos moeurs. Nous avons obéi à un ordre : ramener Otomaï et ses assistants.
- Depuis quand incendier des demeures et violer des femmes n'est-il plus dans les moeurs de Brakmâr ? demanda avec ironie le Pandawa, livide de colère

Pour toute réponse, son ravisseur éclata de rire.

- Brakmâr, hein ? Nous voyageons depuis cinq heures. Drôlement long, n'est-ce pas, pour le trajet Otomaï-Brakmâr ?
- Que voulez-vous dire ? Vous n'êtes pas Brakmârien ?
- Garde! Dites à cet homme où nous allons!

Le garde s'avança, toussota, et dit :

-A bonta, général!

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Re: [Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

Message par Invité le Ven 17 Juin - 9:32



Le Pandawa, premièrement convaincu qu'il s'agissait de démons, fut totalement surpris.

- A bonta ? Si vous êtes bontarien, pourquoi m'arrêtez-vous ? Qu'ai-je fait ? Je vis une vie paisible avec ma femme dans l'arbre Hak...

Soudain, le Pandawa se souvint que sa femme avait disparu. Il ne savait pas où, il ne savais pas par qui, ou par quoi. Son estomac se retourna à la pensée de la mort de sa femme. Il pleurait.

- Si enlever des femmes et les séquestrer n'est pas dans nos moeurs, encourager la rumeur qu'une terrible créature se cache dans les tourbières au nord de l'île ne devrait pas faire partie des tiennes. Nous avons déjà eu une multitude de suicide à cause de ces conneries.

Le pandawa ne répondit rien. Il pensait à la lettre qu'il avait retrouvé, il l'a sentait dans sa poche. Il devait absolument parler à son maître.

- Où es Otomaï ?
- Dans ce bateau, répondit le garde, qui ressemblait beaucoup à un féca, en tournant le bâton du disciple entre ses doigts.
- Puis-je le voir ? C'est important, s'il vous plaît !

Le garde eut un sourire ironique :

- Bien sûr, je vais vous organiser ça, tu voudras aussi des biscuits et qu'on vous laisse parler en paix ?

Il éclata de rire. Le pandawa était furieux. Soudain, le féca se dirigea vers la porte.

- Non, attendez ! Qu'allez vous faire de moi ?
- Tu auras assez de temps pour le savoir.

Et il sortit, toujours le bâton dans la main. Ce bâton était sculpté avec des bois de bamboutos sacrés provenant de son île natale, Pandala. Sans cette arme, le Pandawa n'était rien, il ne pouvait pas combattre ni exercer ses pouvoirs. Tout à coup, il entendit une voix provenant de l'exterieur :

- Bonta en vue !

Le garde qui se tenait près de la porte saisit le pauvre homme par le bras, et l'entraîna au dehors.

Le bateau était effectivement bontarien : propre, sculpté, blanc et bleu. Le garde l'emmena dans bonta, et il savait pertinemment qu'il allait être mis dans une prison. Arrivé devant la milice, c'est de nouveau le garde féca qui s'occupa de son incercération. Il avait l'air plus inquiet qu'avant, il avait perdu son air suffisant.

- Lâche le, dit-il au garde qui tenait le Pandawa.

Aussitôt, le milicien le lâcha. Le Pandawa devina que le Féca était haut gradé à bonta, et qu'il devait avoir beaucoup d'hommes à ses ordres.

- Comment tu t'appelles ?

Le pandawa réfléchissait aux conséquences s'il répondait à cette question. Mais il n'avait plus rien à perdre.

- Je m'appelle Kymro.
- Très bien. Suis moi.

Kymro suivit le milicien. Il était intrigué : ce bontarien semblait avoir changé durant l'heure qui séparait l'accostement du bateau et son arrivée à la milice. Ils arrivèrent à la prison de Bonta, qui, à première vue, ne valait pas mieux que la prison de Brakmâr.

- Je ne suis pas obligé de te mettre en cellule, mais je pense que tu devrais y jeter un coup d'oeil

Le féca ouvrit une porte. Au fond de la cellule était assis Otomaï. Kymro se précipita à l'intérieur, et remercia le garde. Pour toute réponse, il referma la porte.

Otomaï releva la tête. quand il vit Kymro, son visage s'assombrit.

- On se demande vraiment qui sont les véritables démons dans ce monde.
- Otomaï, que se passe-t-il ? Ils m'ont arrêter car ils m'accusent d'encourager une rumeur qui concerne un monstre de la tourbière de l'île.

Otomaï soupira. Il semblait fatigué. Kymro reprit :

- Quand j'ai vu que vous aviez disparu, j'ai un peu fouillé dans votre demeure. Et j'ai trouvé ceci.

Il sortit le parchemin de se poche. Otomaï le regardait dans les yeux, cette fois. Il dit :

- Ce bout de parchemin aurait pu te mettre en danger. Détruis-le.
- J'aimerais voir la suite.

Kymro pensait qu'Otomaï refuserait, que ces informations ne le regardaient pas. Mais il se trompait. Il sortit de sa poche un autre parchemin, plus court que le premier. Kymro relut la première partie :

Tout le monde connaît sans doute son mythe; c'est le monstre le plus puissant et le plus autonome qu'il soit. A bien des égards, cette créature parait effrayante. Et je peux affirmer, après de maintes recherche et avec certitude que c'est une peur rationnelle. J'ai toujours soutenu que chaque créature avait une part de Bien et une part de Mal; mais pour celle-ci, la seule part qu'elle a est celle du Mal.

On ne juge pas une créature sur son aspect ou l'endroit où elle réside; certaines créatures vivent dans des endroits peu recommandables, mais elles ont une conscience et de la bonté.

J'ai étudié le passé de cette créature, et je vois à peu près son avenir : elle ne cesse de s'accroître. Bientôt, le...


Puis il lut la suite :

... Kralamoure Géant colonisera plus que la tourbière. Bientôt, il s'emparera de l'île entière. Si, en théorie, nous le laissons faire, cela lui prendra plusieurs décennies. Et je doute fort qu'il attende si longtemps. Il devra utiliser la magie du Dieu xélor pour accelerer le processus, et pouvoir devenir lui même le temps. Nous ne pourrions rien faire face à une telle catastrophe.

Kymro était sous le choc : il venait d'apprendre l'existence d'un monstre extrêmement dangereux, qui pourrait détruire l'île d'Otomaï, et peut-être plus encore. Mais ce qu'il lui faisait le plus peur, c'était le passsage du texte qui précisait :

Il devra utiliser la magie du Dieu xélor pour accelérer le processus

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Re: [Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

Message par Invité le Lun 1 Aoû - 17:39

La suite, désolé pour le gros retard, mais entre les vacances, les tutoriels et le reste, je ne m'en sors plus... M'enfin, j'espère qu'elle vous plaira.



Combien de temps s'était-il écoulé ? Il n'en avait pas la moindre idée. Kymro était en prison, et sa femme, l'amour de sa vie, était peut-être morte. Son maître était accusé, et il ne savais pas quoi faire. Sans parler de cette créature immonde.

Kymro faisais les cent pas. Il ne comprenais pas pourquoi Otomaï était si fatigué, si amorphe. Cela le mettait en colère.

- Et maintenant ?

Otomaï releva la tête.

- Maintenant quoi ?
- Comment allons-nous sortir d'ici ? Vous ne comprenez donc pas ? Cette... chose a probablement capturer ma femme ! Je ne sais pas où elle est ! Elle est sans doute blessée, ou... pire ! Pourquoi restez vous là, à ne rien faire ? Je ne peux plus...
- Ca suffit.

Il avait prononcé ces mots d'une manière calme, mais Kymro avait l'impression d'être devenu muet. Il savais qu'il avait franchi une limite invisible.

- Je n'ai pas réponse à tout. Si je pouvais sortir d'ici pour sauver ta femme, je le ferai.
- Je n'ai pas... ai-t-il marmonné d'un ton un peu honteux
- Le garde feca qui t'a amené ici est au courant de quelque chose. J'espère que ça en vaut la peine.

Il avais envie de lui dire qu'il s'en fichais, que ce garde feca ne valait rien comparé à la disparition de sa femme. Mais il s'est ravisé.

- Quand nous découvrirons de quoi il s'agit, nous partirons.
- Nous partirons, ai-t-il répété d'un ton incrédule. Vous pensez qu'il nous laisseront partir ?

Otomaï se leva. Son poignet était enchaîné.

- Nous sortirons d'ici, qu'ils le veuillent ou non. Je n'ai pas l'intention de défier Amayiro, mais s'il nous retient captif, je ne sais pas ce que deviendra le monde.

A ce moment là, sa chaîne se brisa, tomba sur le sol, et brûla. Kymro savait qu'Otomaï était très intelligent -sans doute était-il le plus grand alchimiste de tous les temps- mais il ignorait qu'il avait des pouvoirs. Il se dirigea vers la porte et frappa trois coups secs. La porte s'ouvrit immédiatement sur le garde féca. Il avait du rester là à les écouter, et il était très surpris de voir Otomaï debout, alors qu'il devrait être enchaîner.

- Si tu avais un minimum de bon sens, tu me dirais tout ce que tu sais.

Il avait toujours son bâton entre ses doigts. Le garde s'éclaira la gorge :

- Le kralamoure géant n'a jamais été un mythe. Vous le savez très bien. La tourbière nauséabonde est presque vide. Il n'y avait pas de créatures, j'ai appris par après que vous les étudiez dans votre laboratoire, mais le Kralamoure était bien là. Aucun humain présent, si ce n'est Croula, qui surveille toujours la porte. Il n'a rien vu d'anormal. D'ailleurs, votre femme n'y était pas non plus, ajouta-t-il en regardant Kymro.

Otomaï était perplexe, il ne le cachait pas. Son visage était pâle.

- Comment savez vous tout ça ? ai-je demandé
- J'ai envoyé plusieurs gardes observer les lieux. L'île est toujours aussi paisible, la tourbière est vide, et le Kralamoure dors. Il n'y a aucun danger... du moins, pas dans la tourbière.

Je ne comprenais pas les propos du garde. Il disait qu'il n'y avait rien d'anormal dans la tourbière. L'absence de monstre est due aux recherches d'Otomaï. Mais je me suis souvenue de la fin du monologue du Feca.

- Du moins, pas dans la tourbière ? Qu'est-ce que cela veut dire ? ai-je questionné.

Le garde hésita. Il semblait plus inquiet que jamais.

- Nous avons eu des rumeurs. Des rumeurs concernant une autre créature qui serait revenu. Elle se situe au fin-fond de la jungle obscure.

Otomaï se mit en colère :

- J'ai déjà fait l'objet d'une enquête en ce qui concerne les tynrils. Il ne sont pas dangereux, et de toute façon, il reste dans mon ancien laboratoire qui est totalement scellé.
- Il ne s'agit pas des tynrils, rétorqua le garde. Avez-vous déjà entendu parler de l'Hygrophore ?

Kymro ne voyait pas du tout à quoi il faisait allusion. Otomaï, en revanche...

- Vous avez l'air un amateur des mythes. Vous voulez me faire croire que l'Hygrophore se trouve dans mon île ?

Kymro ne comprenais absolument rien. De quoi parlaient-ils ?

- Maître ? Qu'est ce que c'est, exactement, un Hictofore ?

Le garde répondit à sa place :

- Un Hygrophore. Il s'agit d'une créature des landes. Auparavant, l'île de votre maître était rattaché au reste du monde. L'Hygrophore la simplement détacher, et s'est installé dans sa jungle. Il s'agit certainement de la créature la plus dangereuse qui soit.
- Aucune créature n'est dangereuse, c'est les Amaknéens et leurs actes qui font d'elles ce qu'elles sont, intervint Otomaï.

Le garde eut un petit rire incrédule, puis il reprit :

- Si vous le dites. Maintenant, nous avons de bonnes raisons de penser que c'est cette créature qui a capturé votre femme.
- C'est l'... cette chose qui a capturé ma femme ? Et vous dites qu'elle est plus dangereuse que le Kralamoure ? Pourquoi l'aurait-il capturé ?
- Vous avez la réponse dans votre main.

Kymro tenait toujours les deux parties déchirées dans sa main. Et soudain, il comprit. Cette chose voulait, au même titre que le Kralamoure, accélérer sa croissance.

- Vous avez mon pouvoir dans les vôtres.

Le garde lui rendit son bâton. Il allait ouvrir la bouche pour répliquer, mais soudainement, la terre trembla. Le plafond commençait à se détacher; la prison s'écroulait. Plus rapide qu'un battement de cil, Otomaï lui saisit le bras, et Kymro plongea dans les ténèbres. Quand il réapparut, la lumière du jour l'aveugla; il n'était plus habitué à la lumière à cause de cette fichue prison. Otomaï se tenait devant lui. Ce n'est qu'en apercevant des Kokokos que Kymro sut qu'il était sur l'île des naufragés. Il jeta un coup d'oeil vers la mer.

L'île d'Otomaï était en feu.


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Re: [Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

Message par Invité le Mar 2 Aoû - 13:43



A la vue de la combustion de l'île où Kymro avait passé tant d'années, Kymro fut pris d'un sentiment de tristesse si intense qu'il n'avait même pas remarqué que son visage ruisselait de larmes. Otomaï regardait l'île, son île. Il y avait des cris. Les plaines herbeuses brûlaient, et, d'où il était, il pouvait voir que l'arbre Hakam n'était pas épargné.

Otomaï leva son poing en l'air. Soudainement, l'eau qui entourait l'île des naufragés s'éleva, ne formant plus qu'une gigantesque boule d'eau dans les airs. Otomaï descendait progressivement son bras, et la boule s'avança vers les flammes au loin, en attirant énormément d'eau sur son passage. Elle devait couvrir au moins la moitié de l'île. Puis Otomaï ouvrit sa main, et la boule d'eau tomba avec fracas. Il y avait énormément de poussière, de cendre et de vapeur. Kymro n'avait jamais rien vu de tel.

- Maître ? C'est... ce monstre qui a incendié l'île ?

Otomaï répondit :

- L'hygrophore est une créature qui vit depuis l'an 0. Elle peut voyager très rapidement et est très intelligente. Rien à voir avec le Kralamoure Géant, bien entendu, qui n'est pas tenu comme responsable de ses actes. Mais l'Hygrophore, en revanche, se rend compte de ce qu'il fait. C'est lui qui a mis le feu à l'île. Je connaissais son existence, mais jamais, jamais j'aurais un jour imaginé qu'il se tapissait dans la jungle.
- A quoi ressemble-t-il ?
- C'est une créature métamorphique. Elle peut prendre l'apparence que tu lui octroies la première fois que tu as entendu son nom, ce qui peux la rendre vraiment terrifiante comme adorable. Elle peut aussi se transformer comme bon lui semble.

Kymro ne répondit rien. Il avait pensé à quelque chose de gigantesque et de repoussant. Quelque chose qui vivait dans la pénombre.

- Il faut absolument retrouver ta femme avant que l'Hygrophore puisse croître de nouveau.
- Il pourrait détruire l'île ?
- Oh non. L'Hygrophore n'a pas une capacité destructrice aussi importante que le Kralamoure Géant. De plus, je doute qu'il veuille détruire son habitat. Mais s'il grandit trop vite, il pourrait faire de sérieux dégâts.
- Alors, pourquoi a-t-il fais cela ? demanda Kymro. Pour attirer l'attention ?
- Exactement. Je crois... oui, je crois qu'il veut me parler. Kymro, tu n'as rien a craindre de l'Hygrophore. S'il a réellement capturé ta femme, elle ne coure aucun danger. C'est de la croissance du Kralamoure Géant que nous devons être inquiété.

Mais soudain, Kymro se souvint d'une chose :

- Pourquoi la prison a tremblé à Bonta ?
- Je suppose que l'Hygrophore a dû provoquer une secousse en brûlant l'île, répondit Otomaï. Il ne voulait surement pas réellement incendié l'île, sinon, je n'aurais pas pu éteindre le feu. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi je ne l'ai jamais aperçu avant. Je pense qu'il a du prendre une forme qui n'a pas attirer l'intention. Bref, allons y.

Le nuage de centre et de fumée s'était dissipé. Le feu n'avait presque fait aucun dégât. Kymro s'attendait à ce qu'Otomaï lui reprenne le bras pour l'emmener, mais il se trompait.

- L'Hygrophore ne voudrait pas que nous arrivions brusquement. Il faut traverser la mer.

Kymro attendait que son maître lève la main pour refaire un nouveau miracle, mais son maître éclata de rire.

- Vraiment Kymro, je suis flatté que tu me sur-estimes autant. Nous pourrais-tu pas toi même nous trouver un moyen de passer ?

Ses yeux pétillaient. Il voulait voir comment son disciple allait se débrouiller. Kymro maîtrisait un petit peu le vent. Il décida d'essayer quelque chose.
Il pointe son bâton vers l'île. Il se concentra intensément, et un puissant souffle de vent sortir de son bâton. Mais cela ne suffisait pas pour faire ce qu'il voulait, la mer ne s'est pas divisée. Son maître était tout de même impressionné.

- Couper la mer en deux ? Je ne sais même pas si moi, je pourrais y parvenir ! Allez, trêve de bavardages.

Otomaï prit sa baguette et dessina dans le vide les contours d'un objet. Quand il eut terminé, un radeau apparut à la surface de la mer. Son maître prit place, suvit de son disciple.

- Je pense maintenant que ton pouvoir va nous êtes utile.

Kymro compris instantanément. Il pointa son bâton derrière lui, et le puissant souffle rejaillis. Le radeau prit de la vitesse, poussé par la force du vent. Otomaï parut satisfait.

Ils accostèrent sur la plage de Corail. C'était l'endroit où il venait avec sa femme pour admirer le coucher de soleil. A sa pensée, un sentiment de vide s'empara de lui. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle était retenu captive.

Ils s'enfoncèrent dans l'île, le sable disparaissant peu à peu pour un paysage verdoyant. Puis, au loin, ils virent la jungle sombre. Otomaï écarta quelques branches, puis ils s'enfoncèrent.

- Fais attention, les créatures ici sont assez agressives.

Kymro le savait bien. Il avait combattu des Floribondes, des choses vraiment hargneuses. Mais comme il était avec son maître, il ne risquait rien. Ils s'enfoncèrent de plus en plus profondément, la pénombre les entourant presque totalement. Plus loin, ils pouvait apercevoir une lueur bleue. Otomaï semblait inquiet, comme s'il avait subitement compris quelque chose.

- Maître ... ?

Il se tourna vers lui, la mine déconfite :

- Je suis désolé Kymro.
- Que se passe-t-il ? hurla Kymro

Il écarta les branches des arbre plus violemment que jamais, il s'avança, ignorant les roseaux qui lui écorchaient la peau. Il avança, s'attendant presque à voir sa femme morte sur le sol...

Mais au lieu de ça, il vit sa femme, debout, qui les attendait. Et soudain, il comprit.

L'Hygrophore vivait sous son toit depuis le début. L'Hygrophore avait pris l'apparence de sa femme.




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Re: [Roleplay] Le mystere d'Otomaï, par Ghb

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