[Fan-fiction] Le sang sur les mains

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[Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Mar 14 Juin - 19:28

Avant toute chose , je tiens à préciser que je me réserve le droit de faire la merde avec vos personnages mais que cela n'a aucune conséquence sur ce qui se passe en vrai. Ceci dit, je vous laisse profiter de ma minable contribution à ce forum

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« - Neko, tu m’écoutes ?! »

Je sors brusquement de mes pensées, refocalisant mon
attention sur la jeune eniripsette blonde devant moi.

« - Oui, oui je t’écoute, continue, répondis-je.
-Donc je disais que Kola,continua-t-elle, c’est le plus beau
mec mais, en même temps, Cresus est plus riche. »


Je n’écoute pas la suite et reporte mon attention sur
l’horloge du bar. 22h45, encore un quart d’heure à tenir dans cet endroit qui
sent la fumée et la bière. D’un geste las, je saisis ma chopine et bois une
gorgée. Je réprime une grimace de dégoût en sentant ce liquide amer sur mes
papilles. Repoussant une mèche de cheveux rouge sang, je regarde encore une
fois l’heure. Plus que dix minutes
et je pourrai aller bosser. Je sais, cela peut vous paraître bizarre d’aller
travailler à onze heures du soir, mais mon travail n’est, disons, pas commun.

Je suis un assassin, je vous permets de vous débarrasser
d’une personne gênante sans vous salir les mains. Ce métier n’est nullement
ingrat, il est juste lassant. Je répète chaque soir les mêmes gestes, gardant la même expression impassible
devant le sang que je verse. Et après je rejoints le quartier général afin de
recevoir ma paie journalière. D’une monotonie, vous dis-je.

Onze heures sonne enfin, je me lève et prends congés de mon
interlocutrice, le travail n’attend pas. Dans une sombre ruelle, je troque ma
tenue de tous les jours pour une tenue moulante moins visible. Puis, je
concentre mon pouvoir autour de moi, devenant peu à peu invisible aux yeux du
monde.

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La suite un jour , ou pas
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Ven 17 Juin - 20:19

J’entre avec facilité dans la maison de ma proie. Les gens
riches sont bien crédules, ils pensent qu’avec quelques gardes du corps et des
chiens, ils sont à l'abris de n’importe qui. Pourtant je suis là, je ne
tergiverse pas et je me dirige vers le bureau du propriétaire. Je profite qu’un
petit groupe de fille ouvre la porte de la pièce pour pénétrer a mon tour. Je
me place dans un coin et attends que l’homme soit seul pour effectuer ma
besogne. Je ferme les yeux, il prend tout son temps sur ses ébats amoureux avec
ces filles de joie. Il a bien fait car après tout, c’est sa dernière fois.
Elles sortent enfin, laissant leur partenaire masculin siroter son vin. Je
m’approche puis j’apparais. Je ne lui laisse pas le temps de réagir, je
l’égorge d’un geste précis. Je le regarde s’effondrer, retenant sa chute
pendant que son fluide vital s’écoule sur mes mains. J’ouvre la fenêtre et
disparais dans la nuit.


J’arrive chez moi et me dirige directement vers la salle de
bain, afin de me débarrasser de toutes traces de mon méfait de la nuit. Je
passe devant la glace et en profite pour observer ma silhouette fine, qui
semble presque fragile, mes yeux et mes cheveux rouges qui tombent jusqu’au bas
de mon dos, mes oreilles et ma queue de chat, mais surtout mes mains, le sang sur
mes mains. Je détourne les yeux et vais me doucher. Ensuite, je m’installe dans
mon fauteuil, saisis le livre de contes de mon enfance et lis jusqu'à ce que je
m’endorme.


Le tintamarre des cloches de l’église me réveille. Au son,
je reconnais la musique d’un enterrement, sûrement pour celui de ma proie
d’hier. Je me lève et m’étire afin d’enlever les courbatures dues à l’exercice
de la nuit. Je m’habille puis sors pour aller chercher ma paie.


Lorsque j’entre dans le bâtiment de la guilde, comme d’habitude,
les conversations se taisent et les regards se tournent vers moi. Je les ignore
et m’avance jusqu’au bar, où se tient celui qui donne les assassinats.


« Mais n’est-ce pas notre fameux chat noir ?
s’exclama-t-il en souriant

-Ne m’appelle pas comme ça, répondis-je, donne-moi plutôt
mon argent, le travail a été effectué.

- Mais bien sûre, dit-il en me tenant une enveloppe. Tu as
un nouveau boulot au fait, je t’ai mis les instructions dans l’enveloppe.

-Merci. »

J’attrape l’enveloppe et sort en vitesse de la pièce, tous
ces regards braqués sur moi m’énervent. Je rentre chez moi et m’installe
confortablement avant d’ouvrir la missive. Je recompte l’argent que je place
ensuite dans le coffre de mon appartement puis je lis mes instructions. Je
découvre avec stupeur que cette fois ci, je ne dois pas tuer un riche
politicien véreux comme à mon habitude, mais un mercenaire. Je laisse échapper
un soupir de soulagement en voyant son nom : Umaril. Je n’ai jamais
entendu parler de lui, il ne doit pas être très fort, et donc ma tâche ne sera
sûrement pas compliquée. Je parcours rapidement les autres informations puis je
vais me préparer pour effectuer ce travail.
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Lun 27 Juin - 7:29

Fiou, enfin la suite, j'ai mis du temps à écrire ._.
**********************************************************************

J’arrive devant l’immeuble qui abrite Umaril, un nœud inhabituel dans le ventre. Je mets
mes émotions de côté et je laisse mon pouvoir m’entourer. Il a laissé ses
fenêtres ouvertes, j’escalade souplement la façade et me glisse par
l’ouverture. Il consulte un livre, me tournant le dos. Encore une proie facile,
je dégaine un couteau puis le lance en direction du iop. Il disparaît
soudainement, laissant le projectile se planter dans la tranche d’une œuvre
littéraire, puis réapparaît près de moi. Je jure mentalement puis je m’écarte
précipitamment de lui, sortant deux lames des fourreaux accrochés à mes cuisses
et me mets en position défensive.


« -Je suppose que tu veux me tuer, dit-il avec un sourire ironique »

Je ne réponds pas et cherche autour de moi un moyen de le tuer.

« Je suppose aussi que tu ne vas ni me dire ton nom, ni le nom de ta guilde, continue-t-il »

Je m’apprête à lui répliquer une phrase cinglante lorsqu’il se volatilise pour la
seconde fois. Il se matérialise devant moi et
saisit mon visage.


« -C’est dommage, tu avais un bien joli visage »

Je me débats, mais il m’attrape par le bras et me le tord, me paralysant
complètement.


« -Doucement ma jolie , tu vas te faire mal , minauda-t-il

- Je ne suis ni ta jolie ni à toi ! , répliquais-je sur un
ton tranchant


-Mais oui, mais oui »

D’un geste brusque, il attrapa mes cheveux et dégagea mon cou, laissant apparaître mon tatouage d’appartenance à
la guilde. Il marmonna quelque chose que je ne compris pas puis je sentis une
violente douleur au niveau de la nuque et ce fut le noir.



Je sors brusquement de ma torpeur, une violente douleur me vrille encore au niveau
du cou, mais je l’ignore. J’observe autour de moi tout en essayant de me
souvenir d’où je suis. Je découvre sans surprise que je me trouve dans une
prison et que des chaînes m’entourent les poignets et les chevilles. Je tire
sur mes liens pour tenter de me détacher, mais j’arrive juste à m’entailler
jusqu’au sang.


Je sursaute au bruit d’un son de porte, je me retourne rapidement et voies une
jeune ecaflip qui porte un plateau chargé de nourriture entrer dans ma geôle.
Derrière elle, j’aperçois Umaril. Je pousse un feulement sourd de
mécontentement et constate avec amusement que la jeune fille s’arrête, apeurée.
Je montre les crocs pour voir sa réaction, et pour ma plus grande joie, elle
recule, son corps tendu à l’extrême. Hélas, le iop s’approche, lui murmure
quelque chose à l’oreille et elle se détend. Malgré tout, elle pose son
chargement à une bonne distance de moi et bat en retraite. Mon geôlier me lance
un regard noir et je réplique par un sourire carnassier. S’il croit que je vais
jouer à la gentille petite prisonnière terrorisée, il se fourre le doigt dans
l’œil jusqu'à l’os. Il secoue la tête puis s’en va à son tour, me laissant
seule avec l’écho de ses pas sur le sol. J’attends que le silence revienne puis
je m’approche du plateau :une assiette fumante, un fruit et de l’eau, un
vrai repas de luxe pour un détenu. Je fixe les victuailles puis écrase
violemment le tout. Des morceaux de porcelaine volent, m’ouvrant de multiples
plaies sur ma peau pâle. Je sens le sang couler doucement, je refuse de me
soumettre et de manger ce qui m’apporte, je préfère crever plutôt que faire ce
qu’Umaril attend de moi. Je retourne m’asseoir dans un coin et laisse mon
esprit divaguer sur mes souvenirs.
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Sam 2 Juil - 22:34

Un pavé, génial non ? Je vous gate car bientôt vous n'aurez plus rien, vous devrez attendre, supporter le suspense insoutenable que j'écris dans chaque morceau. Oui morceau et non chapitre, il n'y a pas de chapitre, une fois que tu commences tu dois continuer tu ne peux t'arrêter. Bref je vais me coucher, personne ne lit cette partie de toute façon, tout le monde préfère allez directement à l'essentielle pour combler son esprit avec des mots, mes mots que je vous prête et non donne. Bref bonne lecture.

*************************************************************

J’ai mal, mais pas comme une écorchure, plutôt comme la douleur que je ressentais
lorsque ma mère me désinfectait après une chute. J’ouvre les yeux et me
redresse brutalement, faisant tomber au passage la jeune fille qui était
penchée sur moi. Elle tient dans ses mains un matériel de soin et certaines de
mes plains sont déjà bandées. Je lui décroche un coup de pied, mais les chaînes
me bloquent. Je grimace de douleurs. L’ecaflip me fixe, puis remballer ses
affaires et part vers la porte. Avant de sortir, elle me lance un dernier
regarde : Haine, compassion, inquiétude ? Je ne sais pas, je ne sais
plus.


Je tire sur mes liens, jusqu'à ce que le métal froid morde ma chair, faisant une
fois de plus couler le sang, mon sang. Il dégouline, tachant mes mains, le sol
et mes vêtements.


J’en ai marre, j’ai mal, je hurle,je pleure. Je veux sortir, je veux revoir ma
famille, je ne veux plus voir mon sang couler, je ne veux plus voir de sang. Je veux mourir.


Morte de fatigue, les yeux rougit, je m’endors ou je tombe dans les pommes. C’est la
même chose, le néant m’entraîne et m’enferme dans ses bras.


Je regarde autour de moi, reconnaissant peu à peu la maison de mon enfance, tout
ce que j’ai vécu n’était-il qu’un rêve ? Toute la douleur, les
pleures, la tristesse étaient irréelles ? J’entends un
grincement de porte, me retourne et je la vois : Moi, une jolie petite
fille aux cheveux de feux, au regard déterminé, à l’apparence fluette mais
inébranlable en même temps. Elle est en chemise de nuit, elle sort sans doute
d’un sommeil agité. Elle tient dans ses bras un chacha en peluche et le sert
c
omme si sa vie en dépendait. Elle traverse le couloir sans me voir et prend la
direction de la chambre de mes parents, de ses parents, de nos parents. Arrivée
devant la porte, elle se fige, fixe ses pieds, remarquant le liquide poisseux
qui coule de l’ouverture. Elle ouvre le panneau de bois à la volée et s’arrête
une nouvelle fois, constatant le massacre. Ses parents gisent dans une mare de
sang, un zobal au visage masqué penché sur eux. Il se retourne, dévisage la
fillette, puis s’approche. Il saisit son doux visage entre ses mains, la
scrutant d’un œil expert. Il lui murmure quelque chose que je ne comprends pas.
Je lui saute dessus pour qu’il lâche la gamine mais je passe à travers et retombe lourdement sur le sol.
Elle s’effondre doucement, retenue par l’assassin de nos parents. Il s’en va,
la laissant morte ou endormie sur le plancher. Je veux le suivre, le rattraper,
mais le monde disparaît autour de moi et, encore une fois, je tombe
.


Je me redresse, les vêtements et la peau détrempés par la sueur. Ce n’était qu’un
rêve, un cauchemar. Non pas « un », « LE » cauchemar, celui
qui hante mes nuits et me rouvre mes plaies du cœur, celui qui me plonge peu à
peu dans la folie. Dans mon champ de vision brouillé par les larmes, je crois
apercevoir la silhouette d’Umaril. Est-ce vrai ou encore une apparition
provoqué par mon cerveau en deuil ? Je détourne le regard et replonge
encore une fois dans le noir, seulement du noir.
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Mer 6 Juil - 23:18

Suite, suite. Je vous gate, seulement quatre jours d'attente, je dépasse mes espérances. Bref, laissons place à la magie des mots.
********************************************************************

Les jours d’après se suivent et se ressemblent, je passe mes journées perdue dans
mes pensées ou à faire des cauchemars, je mange sur le pouce, je reste repliée
sur moi même, sans âme. J’ai perdu la notion du temps, je ne sais pas depuis
combien de temps je suis enfermée dans ce cachot sombre.


Je sors d’une de mes torpeurs en entendant un bruit de serrure qui s’ouvre. Je me
redresse, m’attendant à voir l’ecaflipette de d’habitude. Mais il n’en est
rien : à la place, un jeune homme m’apporte ma nourriture. Je le dévisage
et constate qu’il ressemble étrangement à ma geôlière. Un jumeau, la gamine a
déjà trop peur de moi ? Cette idée me fait sourire, une idée stupide, elle
préfère laisser le sale boulot à son frère. Il se penche, dépose le plateau et
fait tomber un trousseau de clefs par la même occasion. Il se retourne
brusquement en direction de la sortie, ses oreilles relevés comme s’il avait
entendu quelque chose, puis sort aussi vite qu’il peut en laissant la porte
grande ouverte et les morceaux de métal à même le sol. Je les regarde,
incrédule. Mon cerveau est maintenant tout à fait réveillé, il imagine déjà
comment m’enfuir, que faire une fois dehors, la liberté enfin rendue. Je casse
brusquement mes fantasmes. Et si c’était fait exprès, s’ils voulaient me
tester, voir comment je me débrouillais en territoire ennemi. Je saisis mes
objets de délivrances, ouvre la serrure de mes chaînes et pousse un gémissement de soulagement
lorsque le fer cesse de mordre ma chair. J’arrache une partie de mes vêtements
afin de bander mes blessures, puis, au lieu de courir vers la sortie, je
retourne dans mon coin, un sourire carnassier figé sur mes lèvres. Jamais je ne
me soumettrais jamais. Alors que je recommençais à m’endormir, je ressens une
douleur aiguë au niveau de l’épaule, suivit d’une sensation de feu dans mes
artères, que je reconnais tout de suite : de la drogue. Je tente vainement
de résister au poison qui s’enfonce un peu plus dans mon corps mais il est plus
fort et je tombe dans un lourd sommeil.


J’ouvre les yeux puis les referme aussitôt. Le soleil me brûle les yeux, le
soleil ?! Je me force à garder les yeux ouverts et regarde autour de
moi : on m’a déplacé. La pièce où je me trouve est immaculée, d’autres
lits sont disposés pas très loin du mien, c’est une infirmerie sûrement. Je tente de bouger mon bras droit,
mais je n’y arrive pas, je suis attachée au sommier par des menottes, ils
adorent attacher les gens, on dirait. Je suis d’humeur joyeuse, sûrement un
effet de leur somnifère. J’entends le bruit d’une poignée qui s’ouvre, je
remplace le petit sourire qui s’étirait sur mes lèvres par une expression
neutre. Mon ecaflipette préférée entre, les bras chargés d’affaires en tout
genre.


« -Oh tu es déjà réveillée, le somnifère devait te tenir endormie un peu plus
longtemps normalement ! , s’exclame-elle »


Je n’arrive pas à percevoir le ton de sa voix, est-elle joyeuse ou sur ses
gardes ? Le fait que mon métabolisme
purge le poison plus rapidement la trouble-t-elle ? Elle s’avance,
un large sourire innocent sur ses lèvres.


« -J’espère que tu as bien dormi, dit-elle en posant son fardeau au sol. Ah et
désolée pour les menottes, je ne
voulais pas, mais les autres de la guilde ont peur de toi, tu as fait un sacré
remue ménage depuis ton arrivée ici. Mais bon, ils sont gentils, ne t’inquiète
pas, ils vont t’adorer. Je suis sure que, sous tes airs de délinquante et de
tueuse, tu as un bon fond. Et puis, si tu as voulu tuer Uma, c’est parce qu’on
te l’a demandé ce n’est pas ta faute ! »


Elle aurait pu continuer longtemps comme ça mais mon ventre la stop, il pousse un grondement
sourd, me faisant rougir jusqu’aux oreilles.


« -Oh mais je parle, je parle, mais tu dois être affamé ma pauvre. Je te laisse te
changer et je reviens dans cinq minutes. »


Elle sort une clef, me délivre de mes liens puis s’en va en me faisant un petit
signe de la main, son sourire toujours fixé sur ses lèvres. Je dévisage la
porte et les habits par terre. Ils sont fous ou quoi ? À quoi cela
servait-il de m’enfermer dans un cachot si c’était pour ensuite me traiter
comme une super amie. Je ne tergiverse pas et m’habille en vitesse, j’ai faim.
Alors que je finis de mettre mon t-shirt, elle entre et s’émerveille :


« -Parfait, c’est parfait, tu es merveilleuse, il faut juste que je brosse un peu
ta magnifique chevelure et tu seras PAR-FAITE, comme une vraie
princesse. »


Elle joint le geste à la parole et démêle mes cheveux. Elle m’attrape par ensuite
par le poignet et me traîne à travers un dédale de couloirs.
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

Message par Neko' le Mer 28 Sep - 6:04

Je peine à la suivre à cause de mes muscles endoloris par une grande période d’immobilité. Le chemin me paraît interminable, je m’épuise vite, plus vite qu’avant. Je n’ai pas le temps de lui demander de ralentir que déjà, nous arrivons dans une pièce bruyante. Tous les visages convergent vers moi et les discussions s’arrêtent, le calme règne. J’ai envie de hurler, je hais qu’on me regarde ! Sentant mes muscles se tendre sous ma peau, mon guide s’empresse de traverser la pièce pour m’entraîner dans un autre lieu. Il fait bon, les fourneaux réchauffant doucement l’air. Pour mon plus grand malheur, j’aperçois Umaril assis autour de la table, en grande discussion avec un sacrieur. Ils tournent la tête dans notre direction. L’inconnu se lève brutalement, renversant sa chaise et cours vers mon accompagnatrice en hurlant. Avant qu’il puisse l’atteindre, elle lui décroche un coup de pied dans le ventre. Il s’écroule en se tenant le ventre et en rigolant. Je regarde la scène, abasourdie.

« - Maiiiiissss et mon câlin ? se plaind le jeune homme
- Plus tard !, je dois m’occuper de notre invitée ! , réplique-t-elle
- Mais c’est rapide un câlin.
- Même, tu attendras !
- Laisse Mytah, je vais m’en occuper, coupe Umaril. »

Sur ces mots, il remplit une assiette d’œufs de tofus brouillés, plante une fourchette dedans et la fait glisser vers moi. Je le fixe sans toucher à ma nourriture. C’est un mercenaire, il s’y connaît sûrement en poisons, au moins presque autant que moi. Je pique un morceau et essaye de détecter des odeurs suspects : rien. Je ne mange pas pour autant, certains peuvent êtres inodores mais tout aussi mortels et douloureux. Je dresse mentalement la liste des substances dans mon esprit et j’élimine ceux dont je suis immunisée : il n’en reste que cinq, les plus terribles : les feuilles d’argent, le sureau, le lys de Cania, Mon Amour ( celui-là, ce n’est pas sûr, j’y résistais avant, mais je ne sais pas si, vu mon état actuel, je pourrai y survivre) et le pire de tous : les Ailes de Papillon. Il peut faire de vous un esclave si votre « maître » possède l’antidote qui repousse les effets d’une journée. En gros, vous ne perdez pas votre vie, mais votre liberté et vous devenez aussi dépendant qu’un toxicomane. Moi, je préfère la mort, je ne sais pas pour vous.

Une main agrippe la mienne, me ramenant brutalement à la réalité. Le possesseur de cette poigne ferme n’est autre que Umaril, qui, d’un mouvement souple, tourne mon poignet vers lui et dévore la bouchée rester sur ma fourchette. Son visage est tout près du mien, trop près. Je recule rapidement, trop même, et manque de tomber. Mais il me retient, et me ramène face à la table.

« Doucement, gamine, ça serait bête de t’abîmer. Et mange, il n’y a rien de suspect dedans »

Son ton narquois m’énerve, mais j’avale tout de même un morceau, pour goûter : c’est délicieux ! Je finis mon assiette en deux ou trois mouvement. Mon ventre ne crie enfin plus famine. Je me lèche les lèvres sous le regard victorieux du iop. Je l’observe avec attention, et tic à la vue de mon poignard qui orne sa cuisse. Il faut que je trouve un moyen de le récupérer.

J’entends un bruit derrière et me retourne : mon guide est de retour, tenant par la main le masochiste, les cheveux légèrement emmêlés et le visage rouge. J’hausse un sourcil, mais ne fait aucune remarque. Ils font ce qu’ils veulent de la vie, tant qu’ils me laissent en paix.

«-Voi…voilà, bégaie-t-elle, on peut reprendre ta visite si tu as fini. Je suis désolée pour ce petit contretemps
-Pas grave, allons-y, répond-je en me levant »

Je ne veux pas rester dans la même pièce de ce pervers, je veux mettre le plus de distance possible.

// HRP// Vila la suite j'espère que vous aimerez//HRP//
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Re: [Fan-fiction] Le sang sur les mains

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